Atelier CCC – 2 juin 2016 – « Constitution d’un corpus « complexe » et « ouvert » dans le cadre d’une ethnographie en équipe : quelques éléments de discussion » par V. Corona, P. Lambert, L. Veillard

« Constitution d’un corpus « complexe » et « ouvert » dans le cadre d’une ethnographie en équipe : quelques éléments de discussion »

Par Victor Corona, Patricia Lambert et Laurent Veillard.

En tant que modes particuliers de production de données et de construction de connaissances, les approches ethnographiques nous confrontent à des questions méthodologiques qui, loin d’être nouvelles, se trouvent sans cesse renouvelées à l’épreuve du travail empirique. Pour soumettre ces questions à la discussion en les ancrant dans des situations concrètes, notre intervention se fondera sur la présentation d’une recherche actuellement conduite par une équipe pluridisciplinaire (sciences du langage, sciences de l’éducation) : Formation professionnelle initiale et Langage. Ethnographie de la parole en ateliers d’école (ForLAN, projet du Labex ASLAN).

Elle implique la constitution d’un « corpus complexe », au sens d’un ensemble cohérent de données plurisémiotiques (vidéo, son, textes, images, etc.), ces données procédant de la mise en œuvre d’une diversité des modes de production (observation participante, entretiens, dispositifs de recension, sources écrites).

Plusieurs observations ayant déjà été réalisées par différents chercheurs, sur plusieurs sites et selon des méthodes complémentaires, une première question se pose aujourd’hui à l’équipe concernant les critères de sélection des données à mutualiser. La deuxième question, étroitement liée à la première, porte sur la façon la plus appropriée de rendre cette sélection disponible aux membres de l’équipe (modes de classement des données dans une banque, format de cette banque de données, manipulation et possibilités de requêtes). Le troisième ensemble d’interrogations tient à la temporalité d’une enquête de terrain qui s’étend sur plusieurs années, et à sa progression en spirale (vs linéaire). Ces dernières caractéristiques impliquent la conception d’un corpus « ouvert », c’est-à-dire capable à la fois de traduire et d’accompagner les reformulations successives des questions qui guident la recherche.

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